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vendredi 23 mai 2008

C'est un petit jardin...

Quelque part dans un coin reculé. Il faut marcher sur un sentier, sous la voute feuillue. Il fait sombre et clair. Des lames de lumière taille le chemin de traverses. C'est silencieux. Quelques bruits de pierre sous les sandales. Il fait chaud. Une pente douce pour aller vers un bleu du ciel. Les talus sont fleuris et la marche s'avance dans des cailloux géants. De plus en plus grands. Il faut y mettre les mains. Dépasser ces obstacles. Gris, rouges moussus, glissant, traites. Souvent je recule quand j'arrive ici.Je sais la clairière derrière avec ses étendues vertes et molles à se rouler dessus. Tapis, tapis reclus, là au pied des pierres. J'attends les yeux pointés sur le haut de ces roches. Mur. Les bras autour des jambe serrées, je me réconforte. Je pense à ce ruisseau là juste de l'autre côte. J'y revois ces images comme des cartes postales emportées par la fontaine d'eau douce, avec sirène, tambours et trompettes. Mais à la fois salé dans la bouche. Un goût amer. Un regard d'où s'echappe cette source inonde les vallées. rêve enmuré dans l'ombre des grands arbres. Je me lève et je suis au tableau j'écris avec une craie le mot abre.Le "r" me manque. J'essouffle ma respiration. Je serre les bras autour de mes jambes. Je chasse les fantômes avec une machette pour couper les cannes. J'aurai voulu être noir pour manier la sagaïe et tuer l'oiseau d'un pas rythmé. J'ai une bonne dose de ficelle .Je croule. Je me relève encore. Determiné à assaillir le mur. Je brandis le point fermé ces fils colorés. Défi ultime à cette masse. Couleur coton terre inspiration, motivation. Je cris des mots et le son devient silence. Je suis seul dans le vide de ce recoin de ma tête. Je saisis un balais de passage et avec energie je fais des 8. je recule encore. J'efface mes traces. Je veux me perdre ailleurs. Ne pas revenir, ne plus revenir. C'est un petit jardin au goût amer et salé. Il a su resté là sans bougé. Gentiment enfermé dans le secret . Recette et marmelade des méninges. Je marche en ville et les jardins sont publics, ouverts sauf la nuit. Il fait froid et gris.
L'odeur est tiède et je suis heureux.

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vendredi 21 décembre 2007

Berlin ==<>>>>Je tourne autour d'Alex...PART-2

Sur-réel, étrange espace que Berlin...
Les rêveries m'emportent à suivre des tuyaux et là.
Un ciel gris, je le fais bleu d'un tour de doigt numérique.
Les ordinateurs font la vie contrasté et les brioches plus rondes.

J'ai peur de rentrer dans mon chez moi.
Berlin se joue des pressions.
Il y a une atmosphère.
C'est pauvre et propre, riche en culture de la crème à la saucisse
Le business a comme oublié l'endroit.
Ou bien l'endroit respire autrement.
Je rêve encore...

C'est du carton cette vie.
Bientôt je voudrais un i-phone pour ressembler à un god-orak sur masculé.
Alex au ben, dans le slip...
Erigé un tel phallus, juste de l'autre côté du rideau de fer...
ça sent le complexe.

On n'a jamais vraiment fini et puis il faut partir,
au milieu du chantier.
On croit faire bien, mais on plie l'échine le regard sur les pompes.
L'ami fritz Lang avec ses armées de prolo les yeux cernés a donné l'image de ce que nous sommes sans le savoir.

Ecran magique dit moi que ma vie est belle
que ma queue est prète à toutes les virées
que je ne suis pas un perdant perdant...
Les tours sont là massive, elle dépasse rassurante

Malgré l'hivers et le froid, le ciel laisse les couleurs modernes
les gaz dangereux ambiancent les images...
C'est beau la pollution

On fait du tourisme pour être dépaysé.
On finit toujours par se retrouver sous les même latitudes d'un capitalisme globale
Viens jouer à la ba-balle avec le capitalisme
Je rêve et Chaplin en dictateur danse avec Alex,
Au début des années 30 il fit le voyage dans le Berlin d'une république de Weimar moribonde.
Une révélation sur l'avenir l'avait conduit à faire son film, où en double il évitait le pire par de beaux discours...

Le noir, la noirceur envahissent le petit cadre des images.
Berlin terre à prophéties.
Je suis là au début d'un XXI° siècle triomphant d'inconscience.
Liberté de se pourrir les neuronnes à grand renfort de "communiquons".
Rivé aux oreilles, vissé dans les panoplies d'être moderne.
Les térribles joujoux sont là aussi à irradié leurs lente mort à basses fréquences.

Le ciel est marron écorce, ça fleurs bon le jugement dernier...
Je rêve, je rêve et le numérique est là en grand sauveteur de nos besoins insatisfaits...
Desir d'avoir, de se remplir, d'être par les choses et les objets.

Plus y en a, plus j'en veux. Je suis ce que je consomme...
A crédit je me ruine pour de futiles machins,
Sous terre comme au cieux on rigole.
Certains finissent en caravanne, au milieu des mega ville miroir au allouettes...
Sans perspective, dans l'impasse...Alex au bout comme un clin d'oeil de la libido dans le paysage.

Métaphore du doigt pointé du grand baton tendu pour indiqué la direction aux masses.
Berlin c'est plat, je suppose qu'Alex rayonne plus loin de l'autre côte et même plus loin encore.

A l' interieur de la boule, je spécule.
Point de parfum comme dans un cornet une boule.
Un emetteur, ça arrose de partout les ondes d'un :

CMT__Contrôle_Mental_Total

Consommer pour jouir de votre servitude.
Chiens de consommateur engraissés nos profits.
Chiens d'humains notre fric
travail à faire des robots mi homme mi machine serviles à souhaits.

NBIC tu vas tous les mettre au pas sans qu'il s'en aperçoivent ils auront tôt fait

d'avoir cette immense phallus ultra industriel et technologique au fion
Je rêve je rêve, et je marche...

Alex semble dans la lumière quand je suis dans la nuit

.....

je marche je marche, je rêve, toujours, toujours, toujours,
Jamais jamais jamais.

Seringue celeste Alex endort les cieux de ces piqures amorphes.... Anamorphisantes, par dessus les toits, les blocs elle injecte au dieu du ciel
le soma pour qu'il nous abandonne
Esseulé face à nous même, dans une lutte pour être singulier.
Molécule contre molécule.
face à face avec celui de nous qui veut comme blanchette aller au loup...
Je rêve et le froid est en moi.
J'ai peur pour demain d'être seul dans une décharge hostile et sans savoir où aller....
Alex comme un guide vers la conscience...

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