C'est après dix ans de vie commune ( singulièrement commune d'ailleurs) qu'elle m'annonce ça! Madame n'aime pas les hommes poilus! C'est sorti d'un coup! Attention, elle n'a pas dit "Je ne t'aime pas parce que tu es poilu" - elle ne s'adressait pas à moi personnellement mais au genre (famille, catégorie, mode, affectation, concept, ...) masculin dont j'étais à ce moment précis - là, accoudé au bar avec mon whisky et ma poitrine poilue laissée négligemment à l'air libre et au regard du principe femelle incarné par ma douce moitié - le représentant accidentel. La pauvre. Moi qui suis si poilu! Souffrir toutes ces années, vivre dans l' abrasif et silencieux dégoût des pilosités moites! Ce n'est pas loin du sacrifice. Bref, j'ai voulu interpréter cette sanction sur le caractère érofuge des poils masculins comme suit : "Si tu pouvais te raser les couilles ça serait sympas je te les mangerais tous les jours tu ne serais plus jamais tranquille. Ce que je me suis empressé de faire séance tenante, à sec pour bien voir ce que je faisais ( et non pas pour jouer les Rambo). Ça m'a pas mal excité - j'avais même une sacrée gaule ce qui est plus pratique car la peau est mieux tendue - ma bite et mes couilles faisaient la grimace, quoi, comme tous les hommes en se rasant devant leur miroir. C'est fou cette finesse, cette douceur de la peau à cet endroit ! Et quand ça saigne, ça saigne! J'étais impatient. Un homme nouveau, rasé de près, s'offrait à elle. Mais elle n'a pas encore remarqué.