On m'a vanté les vertues de la campagne provençale. J'ai cru dans la lumière rosée du matin, j'ai succombé aux longues ballades dans les alpilles. Pour trouver... L'hiver comme une échoppe forclose et jamais ouverte. Les petites affichettes sur les portes de verres des boulangeries qui annoncent comme événement les mises en bière des vieux du village. Les troupes de touristes allemands et de l'oise qui squattent les places de parking et s'excusent gentiment sans me regarder en rire. St Remy capitale des alpilles, des peintres en galleries marchandes spécialistes des épaisseurs de gouache. Un univers impitoyable, recommandé pour éviter de rouler aux cachetons. Avis à tous les dépressifs, c'est un spot pour se perdre quelquepart, où les touristes vous envient, et, tentent une dernière offre pour embarquer les pots en terre cuite. C'est la vie loin du tumulte des cités grises, proche de rien d'autre que de la faucheuse qui appellent ses oies. Les pendules sont à l'heure et place du café du commerce "travail, famille, patrie" sont encore lisibles...